DPE : les appartements classe A se vendent 16% plus cher que les biens énergivores

Publié le 15/04/2026

La consommation énergétique des logements pèse de plus en plus lourd sur les prix de vente. Une étude des Notaires de France sur les transactions 2024 confirme que l'étiquette énergie du DPE s'impose désormais comme un critère d'achat majeur. Les logements économes se vendent nettement plus cher que les biens gourmands en énergie.

Une prime qui grimpe pour les logements vertueux

Les appartements étiquetés A se sont vendus 16% plus chers que ceux classés D. Les maisons suivent la même courbe avec une prime de 17% pour les biens classe A. Dans les régions les plus actives, l'écart grimpe encore. L'Occitanie bat des records : +19% pour une maison A, +20% pour un appartement.

Cette prime pour les logements vertueux grimpe depuis trois ans. La plus-value des appartements économes est passée de 9% en 2021 à 16% en 2024 par rapport à un bien ayant une étiquette D. Les acquéreurs intègrent désormais le coût de la facture énergétique future dans leur décision d'achat.

Les passoires thermiques paient le prix fort

Un appartement avec une étiquette G s'est vendu 12% moins cher qu'un bien classé D. La décote atteint seulement 10% à Paris, le chiffre le plus bas de l'Hexagone, contre 25% en Bourgogne-Franche-Comté. Cette différence s'explique par la tension du marché parisien où les acquéreurs sont moins en position de force face aux vendeurs.

Les maisons énergivores subissent une décote encore plus lourde. Un bien classé G s'est vendu 25% moins cher qu'une habitation avec une étiquette D. À surface égale, une maison mal isolée consomme davantage car la surface exposée au froid est plus grande. La décote a atteint 32% en Nouvelle-Aquitaine pour les maisons classe G.


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