MaPrimeRénov’ : les acteurs du génie climatique tirent la sonnette d’alarme

Publié le 30/11/2025

Face aux incertitudes autour des futures règles de MaPrimeRénov’, sept organisations du génie climatique appellent l’État à préserver les rénovations par geste et à sécuriser le budget 2026. Leur message : sans stabilité, la filière risque l’asphyxie et les ménages, un ralentissement de leurs projets.

Défendre les rénovations par geste : un levier encore indispensable

Alors que les ventes d’équipements de chauffage et de climatisation reculent depuis deux ans, les syndicats du secteur alertent sur le risque d’exclure les travaux monogestes du dispositif MaPrimeRénov’.

À l’occasion du salon Renodays, Uniclima, l’AFPAC, Énergies & Avenir, le SFCB, Enerplan, AF Ventilation et l’AFCE rappellent que la rénovation globale doit rester une priorité, mais qu’elle n’est ni accessible ni réaliste pour tous les ménages. Ils défendent une approche progressive : avancer étape par étape, en fonction des capacités financières de chacun, tout en inscrivant chaque geste dans une trajectoire cohérente de performance énergétique. Dans leur viseur : la possible restriction de certaines opérations comme les chaudières biomasse ou l’isolation des murs, pourtant très demandées et souvent premières étapes d’une rénovation plus large.

Un appel clair : maintenir le budget 2026 pour MaPrimeRénov’

Au-delà de la question technique, les organisations réclament une visibilité financière. Elles demandent que le budget 2026 soit au minimum équivalent à celui de 2025, soit 3,4 milliards d’euros. Selon elles, chaque euro d’aide investi dans une rénovation par geste génère en moyenne quatre euros de travaux, avec des retombées immédiates : activité économique, emploi, TVA, baisse des émissions et réduction des importations d’énergie. Pour la filière, toute baisse d’ambition serait un frein à la transition écologique et au dynamisme des entreprises du secteur.


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